MDPH aide financière 2026 : barème, conditions et démarches
MDPH aide financière : AAH, PCH, AEEH, MaPrimeAdapt'. Découvrez toutes les prestations accessibles, les conditions et les démarches pour les obtenir en 2026.


La MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) est le guichet unique qui instruit l'ensemble des demandes d'aides financières liées au handicap en France. Quatre types de prestations peuvent être sollicités via ce guichet unique : l'AAH pour les adultes, la PCH pour les besoins du quotidien, l'AEEH pour les enfants. Des dispositifs complémentaires comme MaPrimeAdapt' permettent en outre de financer l'adaptation du logement. Un seul formulaire suffit pour solliciter plusieurs prestations à la fois. Ce guide les présente selon votre profil et signale les deux pièges les plus fréquents.
Ce que la MDPH peut financer : vue d'ensemble des aides
Cet organisme n'est pas un payeur direct. Son rôle est d'instruire les demandes et de les transmettre à la CDAPH (Commission des Droits et de l'Autonomie des Personnes Handicapées), qui statue en dernier ressort. C'est ensuite la CAF, le Conseil départemental ou l'État qui verse effectivement les prestations. Comprendre cette chaîne évite bien des malentendus sur les délais et les interlocuteurs.
Quatre grandes catégories d'aides financières peuvent être sollicitées via la MDPH :
- Revenus : l'AAH (Allocation aux Adultes Handicapés) assure un minimum de ressources aux personnes reconnues handicapées.
- Compensation du handicap : la PCH (Prestation de Compensation du Handicap) couvre les besoins liés à la perte d'autonomie au quotidien.
- Enfant : l'AEEH (Allocation d'Éducation de l'Enfant Handicapé) aide les parents à faire face aux dépenses liées au handicap de leur enfant.
- Logement et travaux : la PCH volet logement et MaPrimeAdapt' financent l'aménagement du domicile.
Ces aides ne s'excluent pas mutuellement. Une même personne peut percevoir l'AAH et la PCH simultanément, sous certaines conditions de cumul. La MDPH évalue chaque situation de manière individuelle, sans se limiter à une liste fermée de pathologies.
La MDPH, guichet unique pour les personnes handicapées
Créée dans chaque département, la MDPH centralise les demandes relatives au handicap pour simplifier le parcours des personnes et de leurs familles. Avant son existence, il fallait s'adresser à plusieurs administrations distinctes selon la prestation recherchée. Aujourd'hui, un dossier unique est déposé, instruit, puis présenté à la CDAPH qui décide de l'attribution.
La MDPH accueille tout public : adultes en situation de handicap, parents d'enfants handicapés, aidants, salariés demandant une RQTH. Elle propose également un accompagnement pour les aides du Conseil général pour les personnes âgées en situation de handicap lorsque la perte d'autonomie relève de compétences départementales.
Aides versées par la CAF, le Département ou l'État : qui paie quoi ?
Cette répartition des payeurs est précise. L'AAH est versée par la CAF (ou la MSA pour le régime agricole) sur décision de la CDAPH. La PCH est financée par le Conseil départemental, dans le cadre de la politique d'aide sociale départementale. L'AEEH est également versée par la CAF.
Pour les aides liées au logement et aux travaux d'adaptation, MaPrimeAdapt' est gérée par l'Anah (Agence nationale de l'habitat). Cette reconnaissance n'ouvre pas de versement direct. Elle donne en revanche accès aux aides de l'AGEFIPH pour l'emploi et l'aménagement du poste de travail. Connaître l'organisme payeur permet de cibler ses recours en cas de refus ou de retard de versement.
L'AAH : l'aide financière principale pour les adultes handicapés
L'AAH (Allocation aux Adultes Handicapés) est la prestation de ressources centrale instruite par la MDPH. Elle s'adresse aux personnes de 20 ans et plus dont le taux d'incapacité, évalué par la CDAPH, atteint un seuil minimum. Son objectif : garantir un minimum de ressources aux personnes en situation de handicap qui ne peuvent pas travailler ou dont les revenus sont réduits.
Retrouvez tous les détails dans aide financière aidant familial : tous les dispositifs.
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Le montant mensuel de l'AAH fait l'objet d'une revalorisation fixée par le décret n° 2026-229 du 30 mars 2026 (legifrance.gouv.fr, 2026), qui renvoie à l'article L. 821-3-1 du code de la sécurité sociale. Le montant exact dépend du barème en vigueur et de la situation de ressources du demandeur. Il ne peut pas être cité de façon universelle car il évolue avec la revalorisation.
Une réforme majeure du mode de calcul entre en application au 1er octobre 2026. Jusqu'à présent, l'AAH était calculée sur les revenus de l'avant-dernière année (année N-2). À partir d'octobre 2026, le montant sera calculé sur les revenus du dernier trimestre connu (service-public.fr, 2026). Ce changement rapproche le calcul de la situation réelle et immédiate du bénéficiaire.
Qui peut bénéficier de l'AAH ?
Trois conditions cumulatives déterminent l'éligibilité à l'AAH. La personne doit résider en France de manière stable. Elle doit avoir un taux d'incapacité reconnu par la CDAPH atteignant le seuil requis. Ses ressources doivent être inférieures au plafond fixé par décret.
Cette condition de résidence s'apprécie de façon permanente. En matière de ressources, le calcul prend en compte l'ensemble des revenus du ménage, ce qui signifie que les revenus du conjoint sont inclus dans l'évaluation. Une personne travaillant à temps partiel peut percevoir l'AAH sous forme différentielle : la différence entre le montant maximum de l'AAH et ses revenus professionnels lui est versée.
Quel taux d'incapacité est exigé ?
Ce taux d'incapacité est évalué par le médecin de la MDPH puis validé par la CDAPH, à partir du guide-barème pour l'évaluation des déficiences et incapacités. Deux seuils structurent l'accès à l'AAH :
- Taux d'au moins 80 % : l'AAH peut être attribuée sans condition de recherche d'emploi, pour une durée fixée par la CDAPH.
- Taux entre 50 % et 79 % : l'AAH peut être attribuée si la personne justifie d'une restriction substantielle et durable d'accès à l'emploi, reconnue par la CDAPH.
Ce taux ne dépend pas du diagnostic médical seul, mais de l'impact fonctionnel réel de la situation de handicap sur la vie quotidienne et professionnelle. Deux personnes atteintes de la même pathologie peuvent obtenir des taux différents.
Réforme octobre 2026 : nouveau mode de calcul des ressources
Ce passage au calcul trimestriel marque une rupture avec le système N-2, qui pénalisait les personnes dont la situation de revenus avait changé. Jusqu'en septembre 2026, une perte d'emploi survenue l'année précédente n'était pas reflétée dans le montant de l'AAH perçu.
À partir du 1er octobre 2026, l'AAH sera calculée sur les revenus du dernier trimestre connu (service-public.fr, F12242, 2026). Cette réforme vise à réduire les écarts entre la situation réelle du bénéficiaire et le montant effectivement versé. Pour les personnes dont les revenus sont stables, le changement n'aura pas d'impact significatif. En revanche, pour celles qui traversent une baisse de revenus (fin de contrat, passage à temps partiel), le nouveau calcul permettra une révision plus rapide de l'allocation.
La PCH (Prestation de Compensation du Handicap) : financer les besoins du quotidien
La PCH est une aide financière MDPH destinée à compenser les conséquences du handicap dans la vie quotidienne. Contrairement à l'AAH qui apporte un revenu, la PCH finance des besoins précisément identifiés et évalués dans un plan de compensation. Ce plan est établi par la MDPH après évaluation par une équipe pluridisciplinaire.
Cette prestation s'adresse aux personnes de 20 ans et plus (jusqu'à 60 ans ; au-delà, l'APA peut prendre le relais selon la situation). Elle est ouverte quel que soit le taux d'incapacité, dès lors que la situation de handicap génère un besoin d'aide dans la vie quotidienne. Le versement relève du Conseil départemental.
💡 À noter : la PCH et l'AAH poursuivent des objectifs distincts. L'AAH est une allocation de ressources. La PCH est un financement de besoins spécifiques. Les confondre est l'erreur la plus fréquente constatée auprès des MDPH.
Les 5 volets de la PCH : aide humaine, technique, logement, véhicule, charges spécifiques
Le plan de compensation peut comporter jusqu'à cinq volets, cumulables selon les besoins de la personne :
- Aide humaine : financement de l'intervention d'une aide à domicile, d'un auxiliaire de vie ou d'une tierce personne pour les actes essentiels (toilette, habillage, repas).
- Aide technique : fauteuil roulant, lit médicalisé, matériel de transfert, prothèses auditives, tout équipement compensant le handicap.
- Aménagement du logement : travaux d'accessibilité, installation d'un escalier adapté, élargissement des portes, douche italienne accessible.
- Aménagement du véhicule : boîte automatique, pédaliers adaptés, sièges pivotants, rampe d'accès.
- Charges spécifiques ou spéciales : surcoûts liés au handicap (consommables médicaux, entretien du matériel, frais de transport régulier).
Ce montant dépend du plan de compensation individuel, plafonné selon des barèmes définis par décret. Une personne ayant besoin d'aide humaine et d'aménagement de son logement peut cumuler ces deux volets. Pour l'aide à domicile, des prestations complémentaires existent, comme l'aide à domicile pour les personnes âgées lorsque la perte d'autonomie relève du vieillissement.
PCH ou AAH : l'erreur courante à ne pas commettre et ses conséquences
L'erreur classique consiste à demander la PCH sans avoir fait évaluer ses besoins par la MDPH au préalable. Certaines personnes déposent une demande en pensant que la PCH est une allocation automatique versée à tout bénéficiaire de l'AAH. Or la PCH exige une évaluation précise des besoins, réalisée par une équipe pluridisciplinaire lors d'une visite à domicile.
Conséquence concrète : un dossier PCH déposé sans éléments d'évaluation suffisants peut être rejeté ou suspendu. Dans les cas où la PCH est versée à tort (fausse déclaration de besoins, omission de ressources), le Conseil départemental peut exiger le remboursement des sommes indûment perçues (remboursement d'indus). Ces recouvrements peuvent atteindre plusieurs milliers d'euros sur plusieurs mois.
⚠️ Attention : ne résiliez pas ou n'interrompez pas vos aides en cours en pensant que la PCH les remplacera. Le cumul AAH et PCH est possible sous conditions. Vérifiez votre éligibilité auprès de votre MDPH avant toute démarche.
MDPH aide financière enfant : l'AEEH et ses compléments
L'AEEH (Allocation d'Éducation de l'Enfant Handicapé) est l'aide financière MDPH dédiée aux familles ayant un enfant en situation de handicap. Elle est versée aux parents pour les aider à payer les dépenses quotidiennes liées au handicap de l'enfant (service-public.fr, F14809, 2026). L'AEEH n'est pas soumise à conditions de ressources : toute famille dont l'enfant a un taux d'incapacité d'au moins 50 % peut y prétendre.
L'allocation de base est complétée par des compléments selon la sévérité du handicap et les besoins d'aide de l'enfant. La CDAPH détermine la catégorie du complément applicable après évaluation. Ces compléments peuvent notamment couvrir l'intervention d'une tierce personne, les frais de transport spécialisé et les surcoûts liés à l'éducation adaptée.
Cette demande passe par le formulaire MDPH, en y joignant le certificat médical détaillé de l'enfant. La carte d'invalidité (CMI) et l'orientation en milieu scolaire adapté peuvent être demandées simultanément dans le même dossier.
Conditions pour demander l'AEEH
L'AEEH est attribuée aux parents d'un enfant de moins de 20 ans dont le handicap entraîne un taux d'incapacité permanent d'au moins 50 %, évalué par la CDAPH. Contrairement à l'AAH, aucune condition de ressources n'est exigée pour l'allocation de base.
Percevoir l'AEEH n'exclut pas le recours à d'autres prestations. Les parents peuvent cumuler l'AEEH avec l'Allocation journalière de présence parentale (AJPP) ou avec un congé de présence parentale, dans la limite des plafonds réglementaires. La prestation est versée par la CAF et son renouvellement doit être anticipé avant la fin de la période d'attribution fixée par la CDAPH.
Les compléments de l'AEEH selon la situation de l'enfant
Six catégories de compléments existent, classées par ordre croissant de besoins. Le complément de catégorie 1 couvre des besoins légers ; les catégories supérieures correspondent à des situations nécessitant une aide humaine importante ou des frais particulièrement élevés.
L'attribution d'un complément résulte de l'évaluation par l'équipe pluridisciplinaire de la MDPH. Cette équipe apprécie le besoin d'aide humaine, les surcoûts liés au handicap et l'impact sur la vie familiale. Les parents peuvent contester la catégorie attribuée en exerçant un recours amiable puis contentieux devant le tribunal du contentieux de l'incapacité.
MDPH aide financière logement et travaux : MaPrimeAdapt' en renfort
La PCH volet logement couvre les travaux d'aménagement du domicile rendus nécessaires par la situation de handicap (installation d'une douche accessible, élargissement des portes, pose de rampes). Mais ce volet a des limites de budget. C'est là que MaPrimeAdapt' intervient comme dispositif complémentaire, souvent méconnu des demandeurs.
MaPrimeAdapt' est une aide financière de l'Anah destinée aux propriétaires occupants en perte d'autonomie ou en situation de handicap. Elle finance 50 % ou 70 % des travaux d'adaptation selon les ressources du demandeur (service-public.fr, F37501, 2026). Le reste à charge est réduite pour les ménages aux revenus les plus modestes.
Ce dispositif peut être sollicité en complément de la PCH volet logement. La PCH couvre les travaux identifiés dans le plan de compensation, tandis que MaPrimeAdapt' prend en charge une partie des travaux non couverts ou complète le financement pour réduire le reste à charge. Les aides financières pour financer un EHPAD relèvent d'autres dispositifs lorsque le maintien à domicile n'est plus possible.
PCH volet logement : ce que la MDPH peut financer
Le volet logement de la PCH finance les travaux d'aménagement du domicile nécessaires à la compensation du handicap. Ces travaux doivent figurer dans le plan de compensation validé par la CDAPH. Ce volet de la PCH finance les travaux d'accessibilité identifiés dans le plan de compensation : élargissement des passages, transformation de la salle de bain en douche accessible, installation d'un escalier adapté. D'autres équipements spécifiques peuvent également figurer selon les besoins évalués.
Ce financement est plafonné. Lorsque le coût des travaux excède le plafond du volet logement de la PCH, le demandeur doit chercher des cofinancements. MaPrimeAdapt' constitue alors le levier complémentaire le plus pertinent pour les propriétaires occupants.
MaPrimeAdapt' : 50 % ou 70 % des travaux selon les ressources
MaPrimeAdapt' s'adresse aux propriétaires occupants dont le logement需要 adaptation à la perte d'autonomie ou au handicap. Le taux de prise en charge varie selon les revenus :
- 50 % des travaux pour les ménages aux revenus intermédiaires.
- 70 % des travaux pour les ménages aux revenus modestes ou très modestes.
Le plafond de travaux éligibles et les barèmes de ressources sont fixés par l'Anah. La demande se fait en ligne ou par courrier, avec un devis des travaux et un justificatif de handicap ou de perte d'autonomie. Le versement s'effectue après réalisation des travaux et présentation des factures (service-public.fr, F37501, 2026).
Cas pratique : cumuler PCH et MaPrimeAdapt' pour adapter son logement
Prenons un cas concret : une personne de 55 ans, propriétaire de son appartement, dont le handicap a été reconnu par la MDPH avec un taux d'incapacité de 70 %. Son médecin prescrit l'aménagement de la salle de bain en douche italienne accessible avec barres d'appui.
La CDAPH attribue un plan de compensation incluant le volet logement de la PCH. Le devis des travaux s'élève à 6 000 €. La PCH volet logement prend en charge une partie de ce montant selon le plafond réglementaire. Pour le reste à charge, la personne dépose une demande MaPrimeAdapt'. Ses revenus la classent dans la catégorie des revenus modestes : MaPrimeAdapt' finance 70 % des travaux non couverts par la PCH.
Le cumul des deux dispositifs permet de réduire drastiquement le reste à charge. Sans MaPrimeAdapt', cette personne aurait dû financer la totalité de la part non couverte par la PCH sur ses propres ressources. L'erreur fréquente consiste à ignorer que MaPrimeAdapt' peut être sollicitée en complément, et non en remplacement, de la PCH volet logement.
RQTH et aides financières : ce que la reconnaissance ouvre comme droits
Contrairement aux autres prestations MDPH, la RQTH (Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé) n'est pas une aide financière directe. C'est un statut accordé par la CDAPH qui ouvre des droits spécifiques dans le domaine de l'emploi et de la formation. Obtenir la RQTH permet à la personne de bénéficier de mesures d'aménagement du poste de travail et donne accès à des aides financières ciblées pour l'employeur.
Pour le salarié, la RQTH facilite le maintien dans l'emploi en cas de situation de handicap évolutive. L'employeur peut adapter le poste (siège ergonomique, logiciel spécifique, aménagement des horaires) avec un cofinancement de l'AGEFIPH. Pour le demandeur d'emploi, la RQTH ouvre un accès prioritaire aux stages et formations professionnelles proposés par les organismes spécialisés.
Les aides de l'AGEFIPH peuvent prendre plusieurs formes, depuis la subvention à l'embauche et l'aide au maintien dans l'emploi jusqu'au financement des adaptations du poste de travail. Ces dispositifs sont accessibles à tout employeur du secteur privé qui embauche ou conserve un salarié reconnu travailleur handicapé (entreprendre.service-public.fr, 2026).
RQTH : droits ouverts pour le salarié et l'employeur
Sur le plan juridique, elle confère au salarié handicapé une protection contre le licenciement lié à son état de santé, dès lors que l'employeur n'a pas proposé de reclassement adapté. Elle ouvre également droit à un aménagement du poste de travail sans délai de carence. Le salarié peut solliciter un mi-temps thérapeutique ou un temps partiel pour raison de santé.
Pour l'employeur, l'embauche d'un travailleur handicapé donne accès à des aides financières de l'AGEFIPH dont le montant varie selon la durée du contrat (CDD, CDI), l'âge du salarié et la lourdeur du handicap. Une demande de reconnaissance de la lourdeur du handicap doit être déposée pour bénéficier des aides les plus élevées.
Aide handicap Conseil général : quels dispositifs selon le département ?
Au-delà des aides nationales instruites par la MDPH, chaque Conseil départemental dispose d'un budget d'action sociale qui peut compléter les prestations. Ces aides locales varient d'un département à l'autre : secours exceptionnels, fonds de solidarité pour le logement, aide à la transportabilité, aides individuelles pour les travaux d'accessibilité non couverts par la PCH.
Certaines MDPH orientent les demandeurs vers le CCAS (Centre Communal d'Action Sociale) de leur commune pour des aides ponctuelles. Les montants et les critères ne sont pas uniformes sur le territoire. Renseignez-vous directement auprès de votre MDPH ou de votre CCAS pour connaître les dispositifs locaux disponibles dans votre département.
Comment faire sa demande d'aide financière auprès de la MDPH
Administrativement, la demande d'aide financière MDPH suit un parcours précis mais unifié. Un seul formulaire Cerfa permet de demander ou de renouveler plusieurs prestations simultanément : AEEH, AAH, PCH, CMI (carte mobilité inclusion), hébergement en établissement médico-social, ou admission en Ésat (service-public.fr, R19993, 2026).
Le formulaire est téléchargeable sur service-public.fr ou retiré directement auprès de la MDPH. Il doit être accompagné d'un certificat médical de moins d'un an. Ce document rédigé par le médecin traitant décrit précisément la situation de handicap ainsi que son impact fonctionnel. Les pièces justificatives varient selon la prestation demandée : justificatif de ressources pour l'AAH, justificatif de domicile pour la PCH, livret de famille pour l'AEEH.
Le délai d'instruction est de 4 mois maximum à compter du dépôt du dossier complet. Passé ce délai sans réponse, la demande est réputée acceptée (sauf pour l'AAH et la PCH, où le silence gardé vaut refus). Cette commission rend sa décision après examen du dossier par l'équipe pluridisciplinaire.
Le formulaire unique MDPH : ce qu'il permet de demander
Le formulaire Cerfa n° 15692*01 est le point d'entrée unique pour toutes les demandes relevant de la MDPH. Une case à cocher pour chaque prestation souhaitée évite de multiplier les dossiers. Ce formulaire centralise plusieurs demandes : l'AAH, la PCH, la CMI, une orientation professionnelle. L'aménagement du poste de travail peut également y figurer dans la même demande.
Attention, ce formulaire doit être soigneusement rempli. Toute case cochée engage une procédure d'instruction distincte. Il est préférable de demander conseil à l'accueil de la MDPH pour identifier les prestations pertinentes selon votre situation, plutôt que de cocher toutes les cases sans discernement.
Pièces justificatives et délai de réponse
Les pièces justificatives obligatoires comprennent le certificat médical, une photocopie d'une pièce d'identité, un justificatif de domicile, et selon les prestations demandées : les avis d'imposition de l'avant-dernière année (pour l'AAH), le livret de famille (pour l'AEEH), un devis détaillé des travaux (pour la PCH volet logement).
Un dossier incomplet est renvoyé au demandeur, ce qui fait courir un nouveau délai d'instruction. Pour éviter ce piège, vérifiez la liste des pièces exigées sur service-public.fr avant de déposer votre dossier. Le délai d'instruction de 4 mois commence à courir à partir de la réception d'un dossier complet par la MDPH.
3 conseils pour optimiser son dossier MDPH
Voici trois recommandations pratiques pour maximiser les chances d'acceptation :
- Fournir un certificat médical détaillé : le médecin doit décrire précisément les déficiences et leur impact sur la vie quotidienne et professionnelle. Un certificat vague ou générique nuit au dossier. Le guide-barème utilisé par la MDPH s'appuie sur les conséquences fonctionnelles, pas seulement sur le diagnostic.
- Joindre tous les justificatifs dès le premier dépôt : un dossier incomplet est renvoyé et le délai repart de zéro. Constituez une checklist des pièces requises pour chaque prestation demandée.
- Anticiper le renouvellement : la plupart des prestations sont attribuées pour une durée limitée (1 à 5 ans). Déposez votre demande de renouvellement 6 mois avant l'échéance pour éviter une interruption de droits.
En cas de refus, un recours amiable peut être adressé à la MDPH dans un délai de 2 mois. En l'absence de réponse favorable, un recours contentieux devant le tribunal du contentieux de l'incapacité reste possible.
Points clés
- La MDPH instruit les demandes mais ne verse pas les aides : la CAF, le Département et l'État assurent le paiement selon la prestation.
- L'AAH change de mode de calcul au 1er octobre 2026 : basée sur les revenus du dernier trimestre, et non plus sur l'avant-dernière année.
- La PCH et l'AAH sont cumulables sous conditions : confondre leurs objectifs (ressources vs compensation de besoins) est l'erreur la plus fréquente.
- MaPrimeAdapt' complète la PCH volet logement en finançant 50 % ou 70 % des travaux d'adaptation selon les ressources.
- Un seul formulaire Cerfa (R19993) permet de demander AAH, PCH, AEEH, CMI et orientation en Ésat simultanément.
Sources
- service-public.gouv.fr
- legifrance.gouv.fr
- service-public.gouv.fr
- service-public.gouv.fr
- service-public.gouv.fr
- service-public.gouv.fr
Ces informations sont données à titre indicatif et ne remplacent pas l'avis d'un conseiller financier. Étudiez votre situation avec un professionnel agréé avant de vous engager.
Questions sur les aides seniors
Quelles sont les aides financières de la MDPH ?
La MDPH instruit plusieurs aides financières : l'AAH (allocation de ressources pour les adultes), la PCH (prestation de compensation pour les besoins du quotidien), l'AEEH (pour les enfants handicapés) et oriente vers des aides travaux comme MaPrimeAdapt'. Le tout peut être demandé via un formulaire unique sur service-public.fr.
Quelles sont les 30 maladies reconnues par la MDPH ?
La MDPH ne travaille pas avec une liste fermée de 30 maladies : elle évalue le taux d'incapacité de chaque personne selon son impact fonctionnel réel, quelle que soit la pathologie. Certaines maladies chroniques ou invalidantes peuvent ouvrir droit aux prestations si le taux d'incapacité atteint le seuil requis (50 % ou 80 % selon la prestation).
Quel est le montant de la MDPH par mois ?
Il n'existe pas de montant MDPH unique : chaque aide a son propre barème. L'AAH est revalorisée par le décret n° 2026-229 du 30 mars 2026 et son mode de calcul changera au 1er octobre 2026. Le montant de la PCH dépend du plan de compensation individuel évalué par la CDAPH. Pour connaître le montant applicable à votre situation, consultez service-public.fr ou votre MDPH départementale.
Comment obtenir les 400 € de la mairie ?
Il n'existe pas d'aide nationale de 400 € versée par toutes les mairies : certaines communes ou Conseils départementaux proposent des secours exceptionnels ou des fonds d'action sociale dont les montants varient. Renseignez-vous directement auprès de votre CCAS (Centre Communal d'Action Sociale) ou de votre Conseil départemental pour connaître les dispositifs locaux disponibles.
Peut-on cumuler l'AAH et la PCH ?
Oui, l'AAH et la PCH peuvent être cumulées sous conditions. L'AAH est une allocation de ressources tandis que la PCH finance des besoins spécifiques évalués dans un plan de compensation. Le cumul est possible dès lors que les conditions d'éligibilité de chaque prestation sont remplies. La CDAPH statue sur l'attribution de chaque aide séparément.
Quand déposer une demande de renouvellement auprès de la MDPH ?
La plupart des prestations attribuées par la MDPH le sont pour une durée limitée, généralement comprise entre 1 et 5 ans. Il est recommandé de déposer votre demande de renouvellement 6 mois avant la date d'échéance pour éviter toute interruption de droits. Le formulaire Cerfa n° 15692*01 (R19993) sert également pour les renouvellements.
Que faire en cas de refus de la MDPH ?
En cas de refus, un recours amiable peut être adressé à la MDPH dans un délai de 2 mois à compter de la notification de la décision de la CDAPH. En l'absence de réponse favorable, un recours contentieux peut être déposé devant le tribunal du contentieux de l'incapacité. La décision de refus doit indiquer les voies et délais de recours.
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